2 nouvelles planètes dans le système solaire ?

Si la nouvelle est confirmée, il va falloir vite revendre vos livres sur le système solaire. D’ailleurs, ce serait tellement énorme qu’il faudrait revoir tous les livres d’astronomie qui parlent de la formation des planètes ! Car c’est bien d’une révolution (sans mauvais jeu de mot) dont on parle ici ! Une équipe de chercheurs hispano-anglais ont publié une étude dans la vénérable Monthly Notices of the Royal Astronomical Society Letters,  selon laquelle il y aurait au moins deux planètes, sinon plus, dans les limites de notre système solaire.

ESO Photo Ambassador Babak Tafreshi snapped this remarkable image of the antennas of the Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA), set against the splendour of the Milky Way. The richness of the sky in this picture attests to the unsurpassed conditions for astronomy on the 5000-metre-high Chajnantor plateau in Chile’s Atacama region. This view shows the constellations of Carina (The Keel) and Vela (The Sails). The dark, wispy dust clouds of the Milky Way streak from middle top left to middle bottom right. The bright orange star in the upper left is Suhail in Vela, while the similarly orange star in the upper middle is Avior, in Carina. Of the three bright blue stars that form an “L” near these stars, the left two belong to Vela, and the right one to Carina. And exactly in the centre of the image below these stars gleams the pink glow of the Carina Nebula (eso1208). ESO, the European partner in ALMA, is providing 25 of the 66 antennas that will make up the completed telescope. The two antennas closest to the camera, on which the careful viewer can find the markings “DA-43” and “DA-41”, are examples of these European antennas. Construction of the full ALMA array will be completed in 2013, but the telescope is already making scientific observations with a partial array of antennas. Babak Tafreshi is founder of The World At Night, a programme to create and exhibit a collection of stunning photographs and time-lapse videos of the world’s most beautiful and historic sites against a night-time backdrop of stars, planets and celestial events. ALMA, an international astronomy facility, is a partnership of Europe, North America and East Asia in cooperation with the Republic of Chile. ALMA construction and operations are led on behalf of Europe by ESO, on behalf of North America by the National Radio Astronomy Observatory (NRAO), and on behalf of East Asia by the National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ). The Joint ALMA Observatory (JAO) provides the unified leadership and management of the construction, commissioning and operation of ALMA.   #L

Pour être bien certain de comprendre ce qui va suivre, on va revoir les fondamentaux en mode rapido-presto.

C’est quoi, une planète ?

Une planète est arrondie par sa propre gravité, orbite autour d’une étoile et n’est pas satellisée autour d’un autre objet. Elle a nettoyé son voisinage des autres objets qui se trouvaient sur son orbite.

C’est quoi, les objets transneptuniens ?

Les objets transneptuniens se trouvent au-delà de l’orbite de Neptune, la planète qui est (actuellement) la plus éloignée du système solaire. Pluton, qui se trouve au-delà de Neptune, a longtemps été considéré comme une planète, mais en découvrant qu’elle partageait son espace avec d’autres objets transneptuniens, elle a été reclassée en planète naine.

Ceci étant dit, on peut passer au cœur du problème qui nous intéresse :

Y-a-t-il deux nouvelles planètes dans le système solaire ?

Les chercheurs de l’université Complutense de Madrid (Espagne) et de Cambridge (Grande-Bretagne) ont étudié des objets transneptuniens extrêmes. Ces objets sont principalement des corps froids qui ont une orbite  elliptique très éloignée du Soleil. La théorie prévoit que ces objets répondent à certaines règles astronomiques aussi bien au niveau de leur distance par rapport au Soleil qu’au niveau de l’inclinaison de leur orbite.

Cependant 13 objets étudiés ont présenté des paramètres orbitaux inattendus.  Pour les chercheurs, cela signifie que des forces invisibles modifient la répartition des éléments orbitaux de ces objets transneptuniens extrêmes. Pour eux, l’explication la plus probable c’est que des planètes inconnues existent au-delà de Neptune et Pluton. Les planètes seraient plus grandes que la Terre.

Pour eux, et d’après les données qu’ils ont pu collecter, il y aurait au moins deux planètes, peut-être plus aux confins de notre système solaire. L’incertitude sur le nombre vient des données limitées qu’ils ont pu recueillir. Cependant, les chercheurs ont annoncé que d’autres résultats seraient publiés dans les prochains mois.

Ceci étant dit, les deux chercheurs ont quand même reconnu que d’autres explications sont possibles.  Par exemple, Sedna et 2012 VP113 (deux objets transneptuniens en attente de classification)
qui ont « des paramètres orbitaux inattendus », pourraient avoir été poussés jusqu’à leur position actuelle par les interactions d’autres étoiles au moment de la naissance du système solaire.

Quoi qu’il en soit, ne jetez pas encore vos livres, les prochains mois devraient nous en apprendre plus sur ces mystérieuses planètes qui jouent (peut-être) à cache-cache avec nos télescopes. La seule chose dont nous pouvons être certain, c’est que nous connaissons très peu de chose à l’espace qui nous entoure.

Sources :Extreme trans-Neptunian objects and the Kozai mechanism: signalling the presence of trans-Plutonian planetsPlanet X revamped after the discovery of the Sedna-like object 2012 VP113?