8 antidiabétiques à éviter selon Prescrire : effets secondaires et alternatives

La revue Prescrire a actualisé, dans son numéro de février 2017, sa liste « des médicaments à écarter des soins et à remplacer par de meilleures options car leur balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes leurs utilisations ».

8 antidiabétiques à éviter

Huit médicaments antidiabétiques figurent dans cette liste de 91 médicaments jugés plus dangereux qu’utiles.

Ces médicaments « sont faiblement hypoglycémiants, sans efficacité clinique démontrée sur les complications du diabète (accidents cardiovasculaires, insuffisances rénales, atteintes neurologiques, etc.), mais apportent surtout des effets indésirables ».Un traitement éprouvé avec la metformine (Glucophage ou autre) voire, en cas
d’effet insuffisant, un traitement avec un sulfamide hypoglycémiant tel que le glibenclamide (Daonil ou autre) ou une insuline, et parfois accepter de viser une HbA1c moins stricte, sont des choix beaucoup plus raisonnables, estime Prescrire.Voici les médicaments antidiabétiques à éviter selon Prescrire :

  • Les gliptines, alias « inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase 4 » (DPP-4) :
    • l’alogliptine (Vipidia et associée avec la metformine dans Vipdomet, non commercialisés en France) ;
    • la linagliptine (Trajenta, et associée avec la metformine dans Jentadueto – non commercialisés en France) ;
    • la saxagliptine (Onglyza, et associée avec la metformine dans Komboglyze) ;
    • la sitagliptine (Januvia, Xelevia, et associée avec la metformine dans Janumet, Velmetia) ;
    • la vildagliptine (Galvus, et associée avec la metformine dans Eucreas) ;

    Ils ont « un profil d’effets indésirables chargé », notamment :

    • des réactions d’hypersensibilité graves (dont des anaphylaxies et des atteintes cutanées telles que des syndromes de Stevens-Johnson) ;
    • des infections, notamment urinaires et des voies respiratoires hautes ;
    • des pancréatites ;
    • des pemphigoïdes bulleuses ;
    • des obstructions intestinales.

    Voyez : Xanax, Lexomil, Valium, Myolastan, des médicaments qui rétrécissent le cerveau depuis 30 ans !

  • La canagliflozine (Invokana, non commercialisé en France) et la dapagliflozine (Forxiga, non commercialisé en France), qui sont de la classe des gliflozines, alias « inhibiteurs du cotransporteur rénal sodium-glucose de type 2 » (SGLT2), exposent à :
    • des hypotensions artérielles ;
    • des infections urinaires et génitales ;
    • des insuffisances rénales ;
    • des acidocétoses ;
    • des augmentations de l’hématocrite avec ses risques thromboemboliques ;
    • peut-être à des cancers de la vessie, du sein et de la prostate.
  • La pioglitazone (Actos, non commercialisé en France) « a un profil d’effets indésirables chargé avec notamment » :
    • des insuffisances cardiaques ;
    • des fractures osseuses ;
    • des cancers de la vessie.

Les effets secondaires des médicaments sont peu divulgués dans les publications scientifiques
Psychomédia avec source : Prescrire.