Agression sexiste. Son coup de gueule sur Facebook fait le tour du web

Prisca Boh, une jeune femme de 37 ans a été agressée à Toulouse mardi 20 septembre. Elle a fait part de sa colère sur sa page Facebook. Le récit de cette agression sexiste et son coup de gueule ont depuis été partagés près de 27 000 fois et continuent de récolter les commentaires de soutien des internautes.

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Prisca Boh a raconté jeudi 22 septembre sur sa page Facebook, l’agression sexiste dont elle avait été victime deux jours plus tôt. Récoltant en moins d’une semaine plus de 72 000 « j’aime » et près de 25 000 partages, le post de la Toulousaine de bientôt 37 ans est devenu viral. « Personne ne devrait vivre dans la peur » , peut-on lire dans l’un des 3 500 commentaires glissés sous la photo de la jeune femme. « Votre histoire est malheureusement courante », assure un autre internaute.

Insultes, crachats et coups

L’agression s’est donc déroulée le mardi 20 septembre. Ce jour-là, il est 23h30 quand Prisca Boh revient d’un concert et s’arrête dans une épicerie de nuit du quartier Saint-Michel. En sortant, la trentenaire se fait interpeller par trois garçons qui lancent des « « bonsoir princesse », « bonsoir Bella » et autres », précise Prisca.

Autant de formules auxquelles la jeune femme ne répond pas… ce qui agace le trio qui l’attaque alors sur son physique. La jeune femme décide de répondre. S’en suit un échange vif ponctué par des « ferme ta gueule », de crachats et de coups.

« On m’ouvre et me met une plaque en fer »

La Toulousaine raconte : « le mec me met un énorme coup au visage. Je me cogne brutalement contre une rambarde en fer et m’écroule par terre, la joue bien rouge et enflée et la lèvre ouverte. Et…le poignet complètement pété. Hôpital. On m’annonce que les os sont déplacés, le poignet cassé et que je dois être opérée d’urgence. On m’ouvre et me met une plaque en fer. J’y reste 2 jours. Je suis salement amochée. »

« Ça va faire maintenant presque 25 ans que je subis ces saloperies en tous genres : agressions verbales, humiliations multiples, harcèlement sexuel, moral, de rue ou au travail, violences physiques, viol. Et j’en passe… », poursuit Prisca.

« Sexisme pas notre genre ! »

Celle qui confie être à bout ajoute : « La colère, la rage, je l’ai, je vis avec chaque jour. Mais je monte d’un cran à chaque nouvelle épreuve de ce style. Mon sang bout de plus en plus. J’en ressors une nouvelle fois traumatisée, vidée. Je reste debout mais je maudis ce système patriarcal. Je le vomis de toute mon âme. » En guise de conclusion, la jeune femme qui va devoir subir des séances de rééducation prévient : « La peur doit changer de camp. »

Pour rappel, le gouvernement a décidé de lutter à sa manière contre le sexisme en lançant début septembre une nouvelle campagne baptisée « Sexisme pas notre genre ! ». Chaque internaute peut témoigner des situations sexistes auxquelles il a été confronté sur les réseaux sociaux en employant le hashtag #SexismePasNotreGenre.

Source : ouest-france.fr

Malgré les nombreux messages de soutient, il y en a d’autres parfaitement détestables.

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14484878_700470153434095_3390900202149418161_nps : son compte principale a été bloqué par Facebbok. Il a ouvert un compte bis.3509220004792476835_n