Auto. Le contrôle technique va être plus sévère en 2018

Le contrôle technique va être renforcé en 2018. Les points de vérification vont être plus nombreux sur les véhicules. Surtout, certains défauts pourront entraîner une interdiction de circuler immédiate. Le point avant le chassé-croisé du week-end.

auto-le-controle-technique-va-etre-plus-severe-en-2018

Europe 1 rappelle que le contrôle technique devrait être plus corsé à partir de mai 2018. « Si aujourd’hui on compte 124 points de contrôle, il y en aura plus de 400 en mai 2018 », selon la radio. Les appuie-tête, les accoudoirs et les rétroviseurs intérieurs seront aussi vérifiés.

Interdiction immédiate de rouler pour certains défauts

Le magazine Auto plus avait consacré un dossier au sujet début avril. Les défauts de voiture soumis à une contre-visite vont être plus nombreux avec cette refonte du contrôle technique, qui recense 196 défaillances majeures qui nécessiteront d’être réparées dans les deux mois. Surtout, 126 défauts plus graves (des « défaillances critiques ») entraîneront une immobilisation du véhicule sur le champ et une interdiction immédiate de circuler.

« En effet, si, aujourd’hui, l’automobiliste dispose de deux mois avant de passer la contre-visite, demain, si une « défaillance critique » est repérée, il ne disposera plus que d’une journée pour se rendre illico chez le garagiste… ou ne pourra plus rouler ! », écrit le magazine spécialisé.

Une vignette, valable une journée, sera alors donnée aux conducteurs, le temps qu’il se rende dans un garage.

Lire aussi : Les voitures au gazogène : du bois pour des moteurs à gaz pauvre

Des tarifs qui augmentent ?

Le contrôle technique sera forcément plus long, le temps de vérifier davantage de points du véhicule. Le contrôle technique devrait donc coûter plus cher, selon Europe 1. Aujourd’hui, les tarifs varient en fonction des types de véhicule et des lieux : d’environ 50 à 75 € pour un véhicule léger essence ; de 55 à 85 € pour un véhicule léger diesel.

Cette réforme du contrôle technique est liée à une directive européenne dans un contexte d’amélioration de la sécurité des conducteurs et de leurs passagers « en vertu duquel l’Union devrait se rapprocher de l’objectif « zéro décès » dans les transports routiers d’ici à 2050 ».