Bientôt un CAP Petite enfance pour valider l’expérience de mère de famille ?

Secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a annoncé ce jeudi travailler à la mise en place d’un dispositif de validation des acquis d’expérience des jeunes parents. Une expérience qui pourrait se traduire par un CAP Petite enfance.

C’est un sujet qui lui tient « à cœur » et qu’elle qualifie de « forte innovation ». Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes, dit ce jeudi travailler actuellement avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale à la création d’ « un dispositif de validation des acquis d’expérience des jeunes parents ».

Cette volonté part d’un constat explicité par Marlène Schiappa lors de la présentation de sa feuille de route à la Délégation aux Droits des femmes du Sénat : « un certain nombre de femmes, notamment dans les banlieues ou les zones rurales, ont eu des enfants jeunes et se retrouvent sans qualification et sans expérience professionnelle à l’âge de 25, 30, 35 ans avec un CV qui est une page blanche. » Des femmes qui se retrouvent avec leur expérience de mère de famille comme seul atout à mettre en avant.


La secrétaire d’État dit donc réfléchir à la mise en place d’un « parcours diplômant » permettant de transformer cette expérience en CAP Petite en enfance, en diplôme d’état ou en brevet d’état d’éducatrice des jeunes enfants. Ainsi Marlène Schiappa et Jean-Michel Blanquer espèrent-ils faire coïncider d’un côté la demande de professionnels qualifiés de la petite enfance et cette offre que constituerait ces mamans alors diplômées.

Budget « en cours d’arbitrage »

La secrétaire d’État à l’Egalité entre les femmes et les hommes affirme par ailleurs que les subventions en direction des associations ne baisseraient « pas d’un euro », assurant lors d’une audition au Sénat que le budget était « en cours d’arbitrage ».

« Tous les chiffres qui circulent sont soit des faux, soit ils sortent de notes internes qui n’ont pas été validées. Les subventions en direction des associations ne baissent pas d’un euro, elles sont maintenues », a-t-elle poursuivi, sans pour autant donner d’indication chiffrée.

Ce week-end, le Journal du Dimanche a relayé les inquiétudes d’associations prenant en charge la prévention des violences sexuelles et sexistes et l’accompagnement des victimes, informées d’une probable baisse de 25 % du budget qui leur est consacré.
Source : Ouest France