Brexit : trois patrons sur quatre menacent de quitter le pays

Un sondage du cabinet KPMG met en évidence les craintes des chefs d’entreprise depuis que la sortie du Royaume-Uni de l’UE l’a emporté, le 23 juin.

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Le Royaume-Uni doit-il s’attendre à un exode des chefs d’entreprise ? Un sondage du cabinet KPMG vient en tout cas tirer la sonnette d’alarme. Selon lui, 76 % des patrons du pays seraient prêts à délocaliser leur entreprise ou une partie de leur activité après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, rapporte Les Échos.

Le sondage vient confirmer la tendance qui prédominait déjà chez une grande majorité des patrons lors du référendum du 23 juin. En effet, ils étaient déjà 72 % à se déclarer contre le Brexit au moment de glisser leur bulletin dans l’urne. En mai dernier, la compagnie aérienne irlandaise Ryanair avait d’ailleurs fait savoir qu’elle supprimerait certains de ses investissements si le Brexit l’emportait.

Optimistes pour l’économie

Cependant, le cabinet – qui a interrogé une centaine de dirigeants dont les revenus oscillent entre 100 millions et 1 milliard de livres sterling – montre que les patrons restent optimistes concernant l’économie britannique. Quelque 69 % des sondés affirment avoir confiance dans les perspectives de croissance pour l’année prochaine. 86 % le sont même pour leur entreprise.

Plus de la moitié d’entre eux évoquent néanmoins des risques pour leur activité. « Les PDG réagissent à l’incertitude actuelle en envisageant plusieurs éventualités », explique Simon Collins, le président de KPMG pour le Royaume-Uni. « Nous avons constaté que certains de nos clients internationaux qui pensaient établir leur siège européen au Royaume-Uni ont finalement reporté leur choix sur l’Irlande », développe-t-il.

De son côté, Downing Street tente de rassurer les milieux d’affaires. Theresa May organise depuis quelques semaines des consultations avec des chefs d’entreprise dans le but de préciser sa stratégie de négociation avec Bruxelles. Des discussions qui interviennent alors que Londres envisage d’enclencher la procédure de divorce début 2017.

Source : Le Point