Bygmalion, Karachi, Tapie… toutes les casseroles de Nicolas Sarkozy

Coup de tonnerre ! L’ex chef de l’Etat, et actuel chef de file des Républicains, a écopé  d’une autre mise en examen pour financement illégal de campagne dans l’affaire Bygmalion. Objet du litige : des fausses factures émises par la société Bygmalion, afin de couvrir la hausse des dépenses de campagne du candidat à la présidentielle 2012. Pour Nicolas Sarkozy, il s’agit de sa seconde mise en examen après celle dans « l’affaire des écoutes ». Son nom apparaît dans une série d’autres dossiers. Petite piqûre de rappel…

casseroles de Nicolas Sarkozy

> Affaire Karachi : cité

Le nom de Sarkozy est cité à plusieurs reprises dans l’affaire Karachi qui, rappelons le, porte sur des soupçons de rétrocommissions sur des contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite, ayant permis le financement de la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Les juges s’interrogent sur le rôle qu’aurait joué Sarkozy porte-parole de campagne d’Edouard Balladur en 1995 dans la signature des dits contrats.

> L’arbitrage Tapie : protégé

En 2008, un arbitrage réalisé sous le mandat de Sarkozy a octroyé 404 millions d’euros à Bernard Tapie, mettant ainsi fin au litige qui opposait l’homme d’affaires au Crédit Lyonnais dans l’épineux dossier de la revente d’Adidas. Les enquêteurs mettent en doute les conditions dans lesquelles ont été réalisées cet arbitrage.

Dans cette affaire, plusieurs personnalités ont déjà été mises en examen, dont Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances à l’époque. Les juges enquêtent désormais sur l’influence qu’aurait pu avoir l’ex chef d’Etat. Son immunité présidentielle pourrait toutefois le protéger.

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Sondages de l’Elysée : protégé

Entre 2007 et 2012, la présidence Sarkozy aurait réalisé plusieurs sondages en favorisant des cabinets de ses proches, dont un tenu par son conseiller d’alors Patrick Buisson. Dans cette affaire, Sarkozy est soupçonné de favoritisme, plusieurs de ses proches ont été mis en examen début février 2016. Là encore, il pourrait toutefois être protégé par son immunité présidentielle.

> « Kazakhgate » : protégé

Depuis environ deux ans, la justice s’intéresse à des commissions qui auraient été touchées en marge d’importants contrats conclus avec le Kazakhstan pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ces contrats de 2 milliards d’euros portent notamment sur la vente de 295 locomotives Alstom et de 45 hélicoptères Eurocopter (EADS), rebaptisé depuis Airbus Helicopters.

Dans cette affaire, l’ancien président est soupçonné d’avoir fait pression sur le Sénat belge afin de permettre à des hommes d’affaires d’origine kazakhe, d’échapper à un procès, en échange de la signature des fameux contrats. Pour cette période, Nicolas Sarkozy pourrait bénéficier d’une immunité présidentielle.

> Le financement libyen : dossier menaçant

En avril 2013, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire faisant suite aux allégations de l’homme d’affaires Ziad Takieddine : ce dernier déclarait avoir des preuves du financement par le régime libyen de la campagne de Sarkozy en 2007. Ce que l’ex-chef d’Etat a toujours contesté.

Nicolas Sarkozy est encore loin de voir la lumière. Une enquête judiciaire pour « corruption active et passive » et « trafic d’influence » a été ouverte. Dans cette affaire, l’ex-ministre UMP de l’Intérieur Claude Guéant a été mis en examen début mars 2015.

> L’affaire des écoutes : mis en examen

Dans le cadre de l’affaire sur le financement libyen, les juges ont placé à partir de 2013 Nicolas Sarkozy sur écoute. Une conversation avec son avocat Thierry Herzog les a notamment alerté : Nicolas Sarkozy est alors soupçonné d’avoir promis une promotion au magistrat Gilbert Azibert, en échange de renseignements sur l’avancée du dossier de la milliardaire Liliane Bettencourt (pour lequel il a bénéficié d’un non-lieu depuis). En juillet 2014, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour trafic d’influence actif, corruption active et recel de violation de secret professionnel.

Source : http://www.capital.fr