Cette statue russe bouleverse l’Histoire des civilisations

Et si les civilisations européennes avaient été bien plus en avance qu’on ne le croyait jusqu’alors? C’est ce que laisse supposer cette nouvelle découverte scientifique, qui affirme que cette statue russe nommée « idole de Shigir » aurait été sculptée dans le bois il y a 11.000 ans.

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Si les scientifiques pensaient jusque là que la culture artistique eurasienne s’était développée par le biais des civilisations du Moyen-Orient, cette découverte démontre que les civilisations de l’Oural n’étaient pas moins modernes sur ce plan.

Trouvée dans une tourbière russe en 1894, l’idole de Shigir était jusqu’à présent datée de 9500 ans à l’aide d’une datation au radiocarbone effectué en 1997. Suite à des doutes de la communauté scientifique, une estimation a été menée à l’aide des techniques les plus récentes, datant cette fois la statue à 11.000 ans. A titre d’exemple, la pyramide de Khéops aurait été érigée il y a 4500 ans, soit un peu plus de six millénaires plus tard.

« Les recherches ont été effectuées à Mannheim en Allemagne, dans l’un des laboratoires les plus avancés utilisant une technique dite de « spectrométrie de masse par accélérateur » (SMA) sur sept petits morceaux de bois. Les premiers résultats sont stupéfiants puisqu’ils montrent que les prélèvements datent (…) du début de l’holocène », affirmaient ainsi au Siberian Times les chercheurs à la tête de l’analyse.

Cette période entamée à 10.000 ans av. J.-C. est une ère charnière pour l’Humanité, qui a vu les civilisations humaines dominer les éléments naturels et faire des avancées technologies conséquentes.

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Un message indéchiffrable

Trouvée dans la tourbière, la statue mesurait originellement 5,3 mètres selon la reconstitution des fragments retrouvés proposée par l’archéologue Vladimir Tolmachev en 1914, mais a été amputée lors de l’ère soviétique. De la statue, il ne reste aujourd’hui que 2,8 mètres et un mystère toujours entier sur sa signification.

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Selon Mikhail Zhilin, chercheur à l’Institut d’archéologie de l’Académie russe des Sciences, « la couche supérieure de la sculpture est entièrement recouverte d’informations cryptées. La population se transmettait alors son savoir à l’aide de l’idole, comme il l’a expliqué au Siberian Times.

Malgré plusieurs théories, dont une supposant que les dessins représentent les paysages, le code de l’idole n’a toujours pas été résolu. Pour ceux qui désirent toutefois essayer de résoudre le mystère de l’idole de Shigir, rendez-vous au Musée d’Histoire de Sverdlovsk à Iekaterinbourg, en Russie.

 

Source : huffingtonpost.fr