La députée Obono veut mettre fin à la dotation annuelle des ex-présidents

La députée France insoumise propose dans un amendement de supprimer les 65 000 euros annuels auquels ont droit les anciens locataires de l’Elysée.

daniele-obono_5921120

Bientôt la fin des privilèges pour les anciens présidents? Alors que l’Assemblée nationale examine cette semaine la réforme sur la moralisation de la vie publique, la députée France insoumise Danièle Obono a déposé un amendement demandant la fin des avantages qui leur sont attribués, relève Le Lab.

LIRE AUSSI >> VGE, Chirac, Sarkozy : ce que coûtent les ex-présidents à la République

« L’article 19 de la loi n°55-366 du 3 avril 1955 relative au développement des crédits affectés aux dépenses du ministère des finances et des affaires économiques pour l’exercice 1955 est abrogé », prévoit l’amendement.

Cet article 19 n’est pas anodin. Il permet aux anciens présidents de la République de toucher une dotation annuelle, aujourd’hui d’un montant de 65 000 euros, pour un total donc de 260 000 euros annuels répartis entre Valery Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, et François Hollande.

Les anciens locataires de l’Elysée ont également le droit à un appartement de fonction, une voiture avec chauffeur, plusieurs collaborateurs, du personnel de maison, et les transports gratuits, et ce depuis 1985, rappelle Le Lab.

>> Combien va gagner Hollande quand il ne sera plus président?

Hollande avait déjà commencé à réduire ces avantages

Selon Danièle Obono, il s’agit d’une « rémunération afférente ». « Il apparaît hors de propos que ces anciens présidents puissent disposer de tels avantages indus une fois leurs mandats achevés », écrit notamment la collègue de Jean-Luc Mélenchon.

Comme le rappelle encore Le Lab, François Hollande avait déjà entrepris en 2016 de revenir sur les privilèges des anciens présidents, en réduisant plusieurs avantages matériels, par la baisse du nombre de collaborateurs ou d’employés de maison, et en supprimant la gratuité de principe dans les transports.

Source L’Express