Dossier : Keynes, plus actuel que jamais de nos jours

62 ans après sa mort, John Maynard Keynes semble aujourd’hui plus actuel que jamais, et pour cause. Sa pensée paraît tout simplement plus pertinente que celle de ses détracteurs pour comprendre les événements récents : la crise financière de 2007/2008 et la récession économique qui a suivi.

Keynes

Le dossier ci-après présente une sélection d’articles consacrés au célèbre économiste, ainsi que quelques-uns de ses propres textes, parus au fil des ans dans Alternatives Economiques.

 

John Maynard Keynes (1883-1946), une présentation (accès libre)

La pensée de Keynes à l’aune de la crise économique, par Denis Clerc (accès libre)

La crise économique que nous vivons suit le cercle vicieux classique étudié par Keynes : les anticipations pessimistes des ménages et des entreprises renforcent encore la dépression qui les avait rendus pessimistes. La sortie de crise passe elle aussi par Keynes : ce n’est pas la dépense privée mais bien la dépense publique qui permettra de rompre ce cercle vicieux.

Photo : John Maynard Keynes (à droite) parlant avec Harry Dexter White, à la Conférence de Bretton Woods aux Etats-Unis, juin 1944. Crédit photo : International Monetary Fund.

Pourquoi lire Keynes aujourd’hui?, par Bernard Maris

L’économiste britannique est l’un des seuls à avoir exprimé l’idée que la rationalité n’est pas au coeur du fonctionnement du capitalisme. Et à proposer que l’économie revienne enfin à l’arrière-plan, après avoir libéré le temps humain. (Alternatives Economiques n°183, juillet 2000)

« Keynes a encore beaucoup de choses à nous dire »

Entretien avec Gilles Dostaler, professeur à l’université du Québec à Montréal. (Alternatives Economiques n°236, mai 2005)

Keynes : l’économiste,
le scientifique et l’artiste

Keynes reproche à l’économie classique d’utiliser, pour rendre compte de cette réalité, des techniques inadéquates, conçues pour étudier un univers statique, quantifiable et mesurable, sans incertitude, dans lequel le futur est parfaitement prévisible.(« L’histoire de la pensée économique », Alternatives Economiques, hors série n°73, avril 2007)

Keynes, le critique du laisser-faire, par Gilles Dostaler (acccès libre)

Nécessité de l’intervention publique, importance de l’incertitude et de l’irrationnel…, l’approche keynésienne bat en brèche l’analyse économique traditionnelle. (« L’histoire de la pensée économique », Alternatives Economiques, hors série n°73, avril 2007)

Keynes, un social-libéral avant l’heure

Partisan de l’intervention de l’Etat dans le domaine économique, Keynes était un libéral épris de justice sociale à l’époque du capitalisme triomphant. (Alternatives Economiques n°202, avril 2002).

Deux Keynes pour le prix d’une théorie

Certains passages de la Théorie générale ont donné lieu à deux types de lecture, qui opposent les partisans du Keynes pragmatique à ceux du Keynes radical. (Alternatives Economiques n°179, mars 2000)

L’année Keynes

Il y a cinquante ans, décédait John Maynard Keynes, le plus grand économiste du siècle. Mathématicien de formation, mais aussi passionné de danse et de peinture, il a marqué comme personne la communauté des économistes. (Alternatives Economiques n°136, avril 1996)

Textes de Keynes :

Conseils aux économistes qui veulent conseiller les princes

Il explique au gouvernement britannique le rôle que peuvent jouer des conseillers économiques. L’échec de sa stratégie d’influence du politique est une leçon à méditer. (L’Economie politique n°1, janvier 1999)

Mémorandum sur les arrangements monétaires et financiers en Russie du Nord, 28 août 1918 (Un inédit de John Maynard Keynes)

Un inédit complet du maître de Cambridge, retrouvé dans les archives britanniques par Jean-François Ponsot. Avec une nouvelle traduction remplaçant le texte défectueux qui avait été conservé dans les archives du gouvernement français. (L’Economie politique n°16, octobre 2002)

De l’autosuffisance nationale

Le grand économiste britannique propose un long plaidoyer en faveur du patriotisme économique. Celui-ci doit permettre à l’Etat de limiter les contraintes liées à la libéralisation économique internationale, notamment celle des mouvements de capitaux, pour disposer des marges de manœuvre de politiques nationales permettant d’agir en faveur d’une « République sociale ». (L’Economie politique n°31, juillet 2006)

 

Source : alternatives-economiques.fr