Du sang dans nos portables, mais on s’en tape !

Le magazine Cash Investigation s’intéresse à nos téléphones portables. Comment sont-ils fabriqués ? Quelles sont les conditions d’extractions des minerais ? Bienvenue dans le monde merveilleux de nos portables fabriqués par des enfants exploités.

sang dans nos portables

Si le problème soulevé par ce reportage est très grave et peut d’ailleurs malheureusement s’appliquer à d’autres domaines. Ce voulant un doc choc afin de marquer le spectateur, le reportage fait malheureusement bien trop de raccourcis sur certains points et laisse le spectateur dans le flou sur d’autres, et cible souvent les mauvaises personnes. Il n’est pas bon de vous dire qu’avec nos portables, 500 000 femmes se sont faites violées pour le Coltan.

Pour commencer, Cash Investigation nous livre une petite information insolite : 1,8 milliards de téléphones portables se vendent chaque année. Au final, « Il y a plus de portables sur Terre que de brosses à dents« . Et ce business est très rentable pour les marques. En moyenne, elles ne dépensent que 2,38 euros par téléphone pour la main d’oeuvre. Hors prix marketing, Samsung ferait 307 € de marge pour le Galaxy S4 et Apple 340€ pour l’Iphone 5S.

Diffusé en 2012 sur Arte, ce documentaire a soulevé une indignation passagère. puis plus rien ..Le document « Du sang dans nos portables » de Frank Piasecki Poulsen répond à la question : « Qu’y a-t-il de commun entre un téléphone portable et la guerre civile au Congo ? ».

Le sujet est suffisamment grave qu’on se doit d’en parler et d’en prendre véritablement conscience. Mais tout comme Nike dans les années 90, cela ne pourra pas être réglé du jour ou lendemain par la consommation, sans que les constructeurs, mais aussi les consommateurs ne fassent des efforts et même des sacrifices.