En France, le nombre de radicalisés a augmenté de 60 % en moins de deux ans

Alors que le risque d’attentat reste élevé, comme en témoigne la récente attaque de Levallois-Perret, de nouveaux chiffres fournis par le Gérard Colomb viennent étayer la crainte que nouveaux attentats surviennent. Le nombre d’individus signalés pour radicalisation à caractère terroriste a atteint le chiffre record de 18 500, une augmentation de 60 % en deux ans.

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De nouveaux chiffres rendus publics par Gérard Collomb dans le JDD font état d’une forte poussée du nombre d’individus signalés pour radicalisation en lien avec des organisations terroristes. Selon le ministre de l’Intérieur il y aurait 18 500 signalements d’individus radicalisés auprès des différentes structures mises en place par le gouvernement, et ce chiffre ne cesse d’augmenter.

Une augmentation de 60 % de personnes signalées

Le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) créé en mars 2015 ne comptait que 11 400 cas au moment des attentats du 13 novembre 2015. En deux ans cela représente une hausse de 60 % du nombre de signalement. Ce fichier est en constante évolution, les individus entrent ou sortent de la base de données selon une évaluation des services de l’État.

Comme l’explique Le Figaro, cet outil dispose de plusieurs sources pour s’alimenter en données. La première ce sont les signalements des préfectures via états-majors départementaux de sécurité. La seconde est le centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation gérant notamment le numéro vert de signalement. Le troisième est le fichier géré par l’unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat).

L’effet de la déliquescence de l’État Islamique

Le fichier général est très difficile d’accès et contient diverses informations sur les individus comme le détail de leur lien avec les organisations terroristes. Les départements les plus représentés dans celui-ci sont l’île de France, le Nord, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes. Les radicalisés de sexe féminin représentaient 26 % des cas, les mineurs 16 % et les convertis 34 %.

Ces chiffres peuvent s’expliquer tout d’abord par le tarissement des filières djihadistes vers l’Irak et la Syrie mais également par la nouvelle stratégie de l’État Islamique tournée vers l’exacerbation de la menace à l’intérieur des pays. Avec la décomposition du territoire de l’organisation terroriste, les nombreux Français partis en Irak et en Syrie sont de retour en France, les services de l’État les évaluent à 217 personnes majeures et 54 mineurs.

Source : Ouest France