Gaspillage alimentaire : 5 solutions pour arrêter de jeter à la maison

A la maison, les particuliers jettent 10 fois plus de denrées que les enseignes. Voici 5 astuces pour éviter de faire déborder vos poubelles avec de la nourriture.
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La lutte contre le gaspillage alimentaire ne fait que commencer. Ségolène Royal demande aux enseignes de la grande distribution d’intensifier leurs efforts en ce sens. La ministre de l’Ecologie a organisé ce jeudi 27 août une rencontre qui devrait aboutir sur la signature d’une convention d’engagements volontaires de la part des différents acteurs.

La plupart des grandes enseignes, à l’instar d’Auchan, Carrefour et Casino (qui compte dans son groupe les magasins Géant, Franprix, Monoprix, Leader Price), se sont empressées de faire savoir qu’ils étaient favorables
à cette initiative. Mais pour  Michel-Edouard Leclerc la ministre fait trop de zèle : « La grande distribution est déjà assez exemplaire dans sa lutte contre le gaspillage alimentaire », estime le patron des centres Leclerc, ce jeudi sur Europe 1.

Qu’en est-il ? Au total, près de 9 millions de tonnes de denrées alimentaires sont gaspillées chaque année en France, selon les données de l’Union européenne, reprises par l’Ademe. Et la distribution y contribue à hauteur de 6,6% (562.000 tonnes), l’industrie agroalimentaire à 7,3% (626.000 tonnes), les restaurants à 12,5% (1,1 million de tonnes) et les ménages à 73,6% (6,3 millions de tonnes).

Autrement dit, la distribution génère dix fois moins de gaspillage que les particuliers. Les Français jetteraient ainsi en moyenne 102 kilos de nourriture chaque année. Pour lutter contre le gaspillage à votre échelle, metronews vous donne 5 règles à appliquer au quotidien.

► Ne vous fiez pas toujours aux dates
Si vous trouvez un vieux paquet de lentilles dans votre placard, mangez-le sans crainte même si la date limite est dépassée. Au pire, il faudra le cuire plus longtemps mais en aucun cas il ne vous rendra malade. Pour de la viande, en revanche, vous risquez l’intoxication. La règle est simple : il suffit de bien différencier date limite d’utilisation optimale (DLUO) et date limite de consommation (DLC).
⇒ DLUO : pour les légumes secs, yaourts, paquets de gâteaux, conserves, confiture… La date est précédée de la mention « à consommer de préférence avant ». Les produits restent comestibles après la date indiquée mais leur goût peut parfois être altéré.
⇒ DLC : pour les œufs, les laitages, la viande et autres produits frais périssables. La date est précédée de la mention « à consommer jusqu’au ». Attention, au-delà, il existe un risque d’intoxication

► Faites une liste de course
Le meilleur moyen de ne pas acheter trop, c’est la bonne vieille liste de courses. Outre la vérification des stocks, prévoyez à l’avance vos menus de la semaine pour acheter juste ce dont vous avez besoin. Si cette prévision de longue haleine vous panique, laissez la Fabrique à menus vous proposer des plats variés et même rédiger votre liste de course. Le module est accessible gratuitement sur le site MangerBouger.fr et sur applis mobiles.

Évitez de faire vos emplettes le ventre vide, vous risqueriez quelques achats impulsifs. Pour ne pas tenter le diable, mettez-vous au « drive ». En passant commande en ligne et allant chercher votre panier en voiture, vous ferez en plus baisser la facture alimentaire de 15%, selon TopDrive.

► Organisez votre réfrigérateur
Un bon rangement permet de garder les aliments à la bonne température et donc de mieux les conserver. Voici les recommandations de l’Agence de l’environnement (Ademe) :
⇒  Étagères du haut (0 à 3 degrés) : viandes, volailles, poissons, charcuterie, fromages frais et au lait cru, yaourts, desserts, produits entamés ou en décongélation,
⇒  Étagères du bas (4 à 6 degrés) : aliments cuits, produits faits maison, yaourts et fromages faits à cœur,
⇒  Porte (6 à 8 degrés) : œufs, beurre, condiments, sauces et moutarde, jus de fruit, lait,
⇒  Bac à légumes (8 à 10 degrés) : fruits et légumes frais, fromages à affiner.
Enfin, ne cherchez pas à tout mettre au frigo. Les bananes par exemple s’abîment plus vite au frais. Rangez à part, dans des corbeilles, les pommes et poires car elles dégagent de l’éthylène, qui accélère la maturation.

► Congelez les surplus
Soupes, pain, blanc d’œufs et même fromage, presque tout peut être congelé avant de périmer. Même réflexe pour ce que vous cuisinez en trop. Placez vos restes dans un sac congélation ou une boîte hermétique, laissez refroidir (n’oubliez pas d’indiquer la date) et mettez au congélateur. À consommer dans les deux mois. Optez pour le réfrigérateur si vous comptez les ressortir dans les 48 heures.

► Cuisinez les restes et les épluchures
Un peu d’imagination permet de trouver une utilisation à (quasiment) tout ce qui part habituellement aux ordures. Les épluchures de pommes de terre peuvent devenir de bonnes chips croustillantes. Des fruits trop murs dont vous aurez ôté les parties pourries feront une excellente compote. Les restes de ratatouille peuvent même devenir un surprenant crumble avec de la chapelure à la place du sucre.

Source : Métronews