Greenpeace recense 53 pesticides différents dans les pommes européennes

53 types de produits phytosanitaires différents. C’est ce que l’ONG Greenpeace a trouvé dans les pommes conventionnelles cultivées sur le sol européen. En France, ce sont ces mêmes fruits qui garnissent les rayons des principales chaînes de supermarchés.

C’est un plaidoyer en faveur de l’agriculture écologique que Greenpeace dévoilait le mardi 16 juin 2015 ( du changement ?  ). Dans son nouveau rapport Pommes empoisonnées – Mettre fin à la contamination des vergers par les pesticides grâce à l’agriculture écologique, l’ONG tire la sonnette d’alarme sur le niveau de contamination aux phytosanitaires des pommes européennes issues d’exploitations conventionnelles.

Fruit préféré des Européens, les pommes issue de l’agriculture non raisonnée ne renferment pas mois de 53 sortes de pesticides différents. C’est le constat que fait Greenpeace après avoir analysé 85 échantillons de fruits issus de cultures conventionnelles de 12 pays en Europe. Parmi les 53 produits phytosanitaires recensés, sept sont interdits par l’Union européenne, sauf sur dérogation de l’État membre.

35 traitements en moyenne pour la France

La pomme est le fruit le plus vendu en France. Mais aussi le plus produit. Et les cultures sont massivement arrosées de pesticides puisque les pommes produites dans l’Hexagone cumulent en moyenne 35 traitements. Un constat d’autant plus inquiétant que ces pommes sont celles qui sont vendues dans les principales enseignes de la grande distribution en France. Les vergers analysés étant les fournisseurs des magasins Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Intermarché ou encore des Magasins U.

La responsabilité de la grande distribution

Et ce sont ces mêmes enseignes qui doivent trouver des leviers de changement, aider les producteurs à se tourner vers des modes de culture plus propres notamment en proposant des prix plus justes, pour des produits de meilleure qualité. C’est dans cette optique que l’ONG a lancé la Course zéro pesticide pour laquelle elle confronte les six groupes. Greenpeace espère ainsi orienter les enseignes de la grande distribution vers plus de transparence sur leurs produits, mais surtout vers des étals propres qui proposeraient des denrées issues de l’agriculture écologique.

Source : bioalaune.com