Hanouna « Je pèse 250 millions. Et toi, tu pèses combien ? »

Une enquête menée par Marianne en dit long sur l’attitude méprisante de l’animateur de TPMP à l’égard de ses équipes. Celui-ci tente bien de rétorquer, mais polémiques et défections semblent le décrédibiliser pour de bon.

Au royaume du narcissisme, Cyril Hanouna serait-il roi ? Il est vrai que l’animateur star du PAF, également producteur choyé par Vincent Bolloré dans le groupe Canal, fait l’objet attentions permanentes, mais aussi de virulentes critiques régulières sur son management ou ses débordements à l’antenne. Mais à force d’attirer les regards suspicieux et de baigner dans les polémiques, ne serait-il pas entièrement responsable de son image déplorable ? Sa façon d’orchestrer les programmes en coulisses ne dépasserait-elle franchement les bornes ? Les derniers faits ne plaident en tout cas pas en sa faveur. Le CSA a fini par condamner lourdement TPMP, en lui refusant pour trois semaines les publicités, ce qui représente un manque à gagner de millions d’euros. La faute à des insanités et des sketchs douteux. Récemment, Baba s’est aussi attiré les foudres des associations LGBT pour son canular homophobe lors d’un prime en direct. Et puis, il y a la désaffection des membres historiques de sa propre émission. Enora Malagré est la dernière à avoir lâché son collègue, alors qu’elle lui accordait une fidélité rarement remise en cause ces sept dernières années.

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Dans une interview pour TéléObs, elle s’est carrément lâchée en estimant que Cyrila Hanouna se montrait de plus en plus « dur » avec ses équipes et qu’en s’enfermant dans son rôle de boss tout-puissant, il était devenu un personnage cynique, méprisant, et responsable d’une ambiance complètement plombée entre lui et les chroniqueurs notamment. Un lynchage soudain, inattendu, qui a suscité la curiosité de nos confrères de Marianne. Ces derniers ont donc mené une enquête pour comprendre ce qu’il se tramait vraiment. Une fois encore, un portrait au vitriol présente Cyril Hanouna comme une sorte de tyran maléfique. Selon le magazine, plus personne n’ose le contredire depuis des mois. L’animateur s’appliquerait en outre à s’entourer de collaborateurs parfaitement dociles. Et malheur à ceux qui osent émettre quelques réserves. « Quand un membre de la bande refuse une pitrerie, il se retrouve blacklisté de l’émission pour quelques jours ». Enora Malagré en a fait les frais. Matthieu Delormeau – qui n’est plus apparu sur le plateau depuis trois semaines – également.

« Taisez-vous, les gars, c’est moi qui sais ! »

Face aux charges successives, l’intéressé tente bien de se défendre. « Mes équipes ont le droit de me critiquer », prétend-il. Mais de reconnaître, comme un aveu assez criant : « Je suis un peu soupe au lait, c’est vrai (…) Mais ça se termine par de la rigolade ». Pas toujours, à en croire les propos tenus récemment à son encontre. Le problème est tellement déclaré que même les supérieurs d’Hanouna ne font pas le poids face à ses humeurs et ses injonctions. Selon Marinanne, qui a interrogé une source anonyme proche de l’émission, il n’a aucun mal à user de son influence pour faire baisser la tête à quiconque : « Dans une réunion, face à ses boss, il est capable de dire : ‘Taisez-vous, les gars, c’est moi qui sais !’ ». Il n’aurait même aucun scrupule à étaler les chiffres de son juteux contrat signé pour cinq ans, en guise d’argument ultime. La source anonyme poursuit : « Il dit souvent, la morgue aux lèvres : ‘Je pèse 250 millions. Et toi, tu pèses combien ?’ Difficile de rivaliser ».

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Ne resteraient donc plus que deux issues possibles pour les équipes a priori « contraintes » : « Fermer sa gueule ou être laudatif ». Même quand il cause du tort à ses collaborateurs dépêchés en urgence pour agencer un plateau spécial ou faire venir des invités spéciaux, ce qui nécessite une logistique délicate, ses rétropédalages deviennent d’insupportables ordres auxquels on n’a d’autre choix que d’obéir. Mais là encore, Cyril Hanouna cherche à casser cette image dictatoriale. Dans une complaisance feinte, il explique pour finir : « Mon gros problème, c’est de prévoir des séquences pour quatre heures d’antenne alors que l’émission n’en fait que deux. Au dernier moment, je les annule, même si on a fait venir un chameau. Idem pour le conducteur : je le casse systématiquement pour m’adapter au rythme de l’émission. Pourtant, j’ai toujours les mêmes techniciens qui me restent fidèles en plateau. Ils me disent : ‘Malgré tes soucis, on ne te lâche pas’. On est tellement soudés que ça dérange certains ».

Source : VSD