HSBC finance la destruction de forêt tropicale, selon Greenpeace

Greenpeace a accusé mardi la banque HSBC britannique d’avoir favorisé l’obtention d’emprunts se montant à 15,3 milliards d’euros à des sociétés mises en cause dans la destruction de forêt tropicale pour la culture de palmiers à huile.

HSBC n’a pas respecté ses propres directives interdisant tout soutien aux sociétés de production d’huile de palme dont les pratiques sont néfastes, dans la mesure où la banque a fait partie d’un consortium qui a concocté les emprunts depuis 2012, a indiqué l’ONG de défense de l’environnement dans un rapport.

La banque était aussi impliquée dans des consortiums qui ont arrangé pour près de 2 milliards d’euros d’obligations de sociétés, selon la même source.

« HSBC affirme être une banque respectable avec des pratiques responsables à l’égard de la déforestation. Mais d’une certaine manière, ces belles paroles sont oubliées quand il s’agit de signer les contrats », a indiqué Annisa Rahmawati, un responsable de Greenpeace en Asie du Sud-Est.

La banque a indiqué ne pas avoir fourni en connaissance de cause des services pour soutenir directement
des sociétés de production d’huile de palme dont les pratiques sont contraires à ses directives en matière de déforestation.

Greenpeace, qui a analysé des données financières d’entreprises et des rapports de gestion, a cité six sociétés ayant bénéficié de services financiers de HSBC et dont les pratiques dans le secteur de l’huile de palme ont été jugées insoutenables.

Les sociétés en question ont été accusées d’avoir saisi des terrains appartenant à des particuliers, d’avoir été à l’origine d’incendies volontaires pour étendre les plantations d’huile de palme, abusé de main-d’oeuvre et opéré sans autorisation officielle.

HSBC a affirmé n’avoir aucun intérêt à financer des clients impliqués dans des activités illégales.

L’Indonésie est le premier producteur mondial d’huile de palme, l’huile végétale la plus consommée au monde. Chaque année pendant la saison sèche, des incendies de forêt sont allumés pour l’essentiel illégalement en vue d’accroître en particulier les plantations d’huile de palme dans ce pays d’Asie du Sud-Est.

Source : sciencesetavenir.fr