Julie Gayet : sa protection policière coûterait 400.000 euros aux contribuables

L’Élysée Off, livre paru le 20 mars 2016, n’a de cesse de jeter des pavés dans la mare. Après avoir révélé le coût exhorbitant du coiffeur du président de la République, le sexisme de Michel Sapin qui aurait claqué l’élastique de la culotte d’une journaliste, c’est maintenant le prix faramineux de la garde rapprochée de Julie Gayet qui fait scandale.

Julie Gayet

Elle n’est pas la compagne officielle du président de la République mais bénéficierait, en revanche, de la protection policière habituellement réservée aux Premières dames. Dans leur livre L’Elysée Off, les journalistes
Aziz Zemmouri et Stéphanie Marteau reviennent sur les conditions de protection de l’actrice Julie Gayet. « La compagne du président dispose d’une protection personnelle, composée de deux équipes tournantes de deux policiers et deux gendarmes », écrivent-ils. Le coût du dispositif de huit agents, donc, est estimé, selon la cour des comptes, entre 287.000 et 400.000 euros par an*. Un montant passé sous silence par l’Elysée, comme nous le confirme Stéphanie Marteau : « On ne remet pas en question le fait que Julie Gayet bénéficie d’une protection. Ce qu’on conteste, en revanche, c’est que ce chiffre ne soit pas officiel ».

400.000 euros, vraiment ? Selon nos informations, au bas mot. Car ce qui coûte le plus cher, dans la protection rapprochée, ce ne sont pas les salaires des agents. Mais bien les déplacements. « Dès qu’elle va en tournage, les personnels la suivent. Il faut payer les hôtels, les repas. Organiser les rotations… », commente auprès de metronews  LCI Jean-Pierre Diot, ancien garde du corps de Nicolas Sarkozy et vice-président de la Fédération française de protection rapprochée. A cela, il faut également rajouter le coût de la formation continue des agents, les frais d’amortissement des véhicules, ou encore tous types de charges indirectes liées à l’emploi de ces agents.

Payer elle-même des agents privés

Bref, une facture salée qui pose question. Pour Jean-Pierre Diot, la chose est claire : cette protection n’a pas à être remise en cause, surtout dans ce contexte de menace terroriste. En revanche, il estime qu’elle pourrait être organisée différemment, afin d’en limiter les coûts. « Elle pourrait garder deux policiers ou deux gendarmes. Mais le reste, il faudrait que ce soit remplacé par des agents privés qu’elle paierait elle-même », indique ainsi l’ancien policier du service de la protection (SDLP).

Et le cas de l’actrice est loin d’être isolé. « Il n’y a pas que Julie Gayet qui coûte cher. D’autres personnalités, qui ont eu besoin d’une protection à un moment donné, n’en ont plus besoin aujourd’hui. Seulement, personne ne prend la décision de la retirer. Encore moins quand la demande de protection vient de l’Elysée… Imaginez qu’il leur arrive quelque chose demain », fait remarquer Jean-Pierre Diot.

*« Le coût annuel d’un officiel du GSPR est en moyenne de 71.879 euros et peut monter jusqu’à 100.000 euros », selon le rapport de la cour des comptes.

Source : lci.fr