Le CERN a été le théâtre d’un « sacrifice humain »

Un groupe de silhouettes encapuchonnées sont rassemblées autour du dieu hindou Shiva.

Mystery-satanic-human-sacrifice-video-spooks-scientists-working-at-worlds-biggest-particle-collider-CERN

Un groupe de silhouettes encapuchonnées sont rassemblées autour du dieu hindou Shiva.« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? » s’exclame un observateur, tremblant, qui a entrepris de filmer la scène à l’aide de son téléphone à travers une vitre. L’un des mystérieux personnages enlève la cape qui l’enveloppe, révélant une femme vêtue de blanc. Avec un zèle tout ritualiste, un autre lève un couteau au-dessus de la tête de l’inconnue.

« Merde ! Putain ! Merde ! » s’exclame notre narrateur avec éloquence. Il se met à courir, puis la vidéo se fige sur un plan final : une fresque murale représentant le détecteur ATLAS, un instrument utilisé au Grand collisionneur de hadrons (LHC).Immédiatement, de folles hypothèses ont émergé autour de cette vidéo filmée au CERN, qui abrite le plus grand accélérateur de particules au monde. De fait, ce n’est pas le genre d’un laboratoire de physique international que d’organiser des sacrifices humains nocturnes. En outre, la vidéo est aussi réaliste qu’un film amateur de lycéens passionnés par Eyes Wide Shut. Un fake, dites-vous ?

Une dépêche AFP cite une porte-parole du CERN, qui aurait confirmé que la vidéo avait bien été tournée sur le site, mais de manière clandestine. Elle accuse des scientifiques en visite au CERN, qui se seraient laissés emportés un peu trop loin par leur esprit potache.

Dans un communiqué de presse, le CERN précise que la vidéo « est une œuvre de fiction montrant une scène factice. » « La vidéo a été filmée depuis l’un de nos bâtiments ; des systèmes de sécurité rigoureux sont en place pour s’assurer que personne ne puisse s’infiltrer dans les locaux dédiés aux activités scientifiques. Le CERN n’autorise pas ce genre d’initiative, qui sont en contradiction avec les règles internes de l’organisation. Une enquête interne est actuellement en cours. »

D’après la vidéo, nous pouvons déduire que la scène s’est déroulée entre le bâtiment 39 et le bâtiment 40 du site, où s’élève depuis 2004 une statue de Shiva, un cadeau de l’Inde. La fresque est située dans le bâtiment 40, ce qui suggère que « l’observateur » était campé à cet endroit. Il s’agirait d’un homme, à l’accent britannique. Les silhouettes encapuchonnées portent des baskets.

Quentin King, chercheur au CERN et membre du club cinéma « Open Your Eyes, » affirme que le club n’a rien à voir avec tout ça. « Nous avons déjà tourné des courts-métrages, mais rien de ce genre-là, » écrit-il dans un email. « Des étudiants sont probablement derrière tout ça, et ça n’arrange pas les affaires du CERN qui doit déjà composer avec de nombreuses théories du complot concernant ses activités. Espérons que personne n’aura pris la vidéo au sérieux. »

Source : http://motherboard.vice.com/