Législatives : le Medef souhaite que Macron ait une majorité

L’organisation patronale souhaite que La République en marche obtienne une majorité de députés à l’Assemblée nationale pour mener à bien son projet de réforme du code du travail. Emmanuel Macron recevra mardi 22 mai les syndicats pour évoquer ce sujet.

En pleine bataille des élections législatives, c’est un soutien de poids que vient de recevoir le Président de la République. Le Mouvement des entreprises de France (Medef) souhaite qu’Emmanuel Macron obtienne une majorité aux élections législatives pour réformer le Code du travail le plus vite possible, a déclaré son vice-président chargé des PME, Thibault Lanxade, lundi sur France Inter. « Il faut aller vite. Il faut qu’il ait l’entièreté des moyens (…) Il faut qu’il ait une majorité pour pouvoir faire en sorte que ses ordonnances puissent passer » a-t-il expliqué.

Le nouveau chef de l’Etat souhaite présenter dès cet été un projet de loi permettant de simplifier le droit du travail par ordonnances et de donner davantage de place aux accords d’entreprises et de branches. Il rencontrera mardi 22 mai les partenaires sociaux pour évoquer cette réforme. Selon Thibault Lanxade, « il faut faire en sorte que ça puisse être effectif le plus tôt possible ». « Un code du travail plus flexible » permettrait, selon lui, de bénéficier d’un rapide retour de la croissance.

Les grandes centrales syndicales, CGT, Force ouvrière et CFDT, ont en revanche mis en garde le président et son Premier ministre, Edouard Philippe, contre un passage en force. « Il faut prendre le temps de la discussion », a de nouveau prévenu le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, lundi sur Europe 1. « C’est quand même un peu fort de café de discuter d’un texte aussi essentiel pendant les vacances. » Il ne se dit pas opposé aux ordonnances par principe mais prévient : « J’espère que demain ne sera pas la première et la dernière réunion, parce que là, ce serait grave. » Et d’ajouter : « Si le gouvernement veut passer en force ou ne prend pas en compte les dispositions qu’on a mises sur la table, il y aura de la colère et aussi des mobilisations ».

Source : Capital