Les 10 plus gros dérapages de Jean-Marie Le Pen

Alors que Marine Le Pen est opposée à son père  après des propos encore polémiques, découvrez pléthore de ce genre de déclarations tenues par le patriarche frontiste.

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« Détail de l’histoire », Jean-Marie Le Pen persiste

Le 2 avril 2015, Jean-Marie Le Pen, fidèle à sa réputation, a affirmé n’avoir aucun regret concernant ses propos tenus en 1987 sur le « détail de l’histoire » qu’étaient les chambres à gaz. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, le président d’honneur du FN a déclaré : « Ce que j’ai dit correspondait à ma pensée… que les chambres à gaz étaient un point de détail de l’histoire de la guerre ». Des déclarations à la limite du négationnisme qui sont malheureusement monnaie courante chez ce personnage du paysage politique français.

« Je suis Charlie Martel »

En janvier 2015, contacté par le Huffington Post après avoir tenté de récupérer les attentats de Paris en postant sur Twitter « Keep Calm and Vote Le Pen », le président d’honneur du parti frontiste a déclaré : « Je ne suis pas Charlie, je suis Charlie Martel ». Une référence à la bataille de Poitiers et à la victoire des chrétiens sur les musulmans, partagée par de nombreux internautes d’extrême droite depuis les attentats de Charlie Hebdo.

« Monsieur Ebola »

Dans une vidéo publiée en octobre 2014, le patriarche s’expliquait sur ses propos tenus en marge d’un meeting à Marseille : « J’avais fait une réflexion comme ça sur Ebola en disant que le problème démographique mondial, la catastrophe démographique mondiale, pouvaient être endigués, réglés, par des épidémies, des guerres nucléaires ou des choses comme ça ». La réalité des coulisses de son meeting à Marseille était bien plus horrible. Le Pen avait déclaré : « Monsieur Ebola peut régler ça (l’immigration) en trois mois ».

« On fera une fournée la prochaine fois »

En juin 2014, l’ancien président du FN déclarait : « On fera une fournée la prochaine fois » au sujet de Patrick Bruel. Une autre phrase polémique qu’il avait lancée en réaction à l’annonce du chanteur juif qui ne souhaitait pas se produire dans les villes remportées par le parti frontiste aux élections municipales. Par la suite, le fauteur de troubles avait martelé, en vain, que l’expression n’avait rien d’antisémite.

« Le pédophile Cohn-Bendit »

Rien n’arrête Jean-Marie Le Pen. Ses phrases choc envahissent même le Parlement européen. En 2011, celui-ci déclarait : « J’ai été mis en cause par le pédophile Cohn-Bendit, j’ai le droit de répondre », « on se croirait chez les bolcheviques ici ». A noter que si aujourd’hui sa fille se désolidarise de ses propos, elle semblait à l’époque particulièrement d’accord avec son père et les accusations de celui-ci ne semblaient pas la déranger.

« J’vais te faire courir moi tu vas voir le rouquin là bas ! »

En 1997, adepte des altercations, Jean-Marie Le Pen avait menacé un jeune homme : « J’vais te faire courir moi tu vas voir le rouquin là bas. Hein ! PD ! ». Il faut savoir que Jean-Marie Le Pen était également friand de bagarre, à l’époque où il pouvait encore se permettre d’en venir aux mains en cas de désaccord. « Ça me rajeunit », disait-il.

« Je crois à l’inégalité des races »

Il est loin le temps des colonies et pourtant, en 1996, lors d’un discours à l’université d’été du Front national à La Grande Motte, Jean-Marie Le Pen affirmait : « Je crois à l’inégalité des races oui bien sûr, c’est évident. Tout l’histoire le démontre, elles n’ont pas la même capacité ni le même niveau d’évolution historique ». Des propos évidemment scientifiquement infondés mais dont l’homme ne démord pas.

« Durafour-crématoire »

Avant « Je suis Charlie Martel », Jean-Marie Le Pen s’essayait déjà aux jeux de mots douteux. En 1988 lors d’une prise de parole au Cap d’Agde, il s’en était violemment pris à Michel Durafour, alors ministre de la fonction publique. « Durafour et du moulin, obscur ministre de l’ouverture », avait commencé l’orateur, avant de lancer : « Monsieur Durafour crématoire ».

« Le point de détail de l’histoire »

Le 13 septembre 1987, Jean-marie Le Pen était l’invité du Grand Jury de RTL-Le Monde, où il devait être amené à parler du révisionnisme et des chambres à gaz. C’était alors la première fois qu’il évoquait publiquement le « détail de l’histoire » qu’étaient sont les chambres à gaz. « Je n’ai pas pu moi-même en voir, je n’ai pas étudié spécialement la question mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la deuxième guerre mondiale ». Un brin négationniste le monsieur.

« Le sidaïque est une espèce de lépreux »

Le 6 mai 1987, le fondateur du FN était l’invité de L’heure de vérité sur Antenne 2. Il y comparera les « sidaïques », entendez les séropositifs, aux lépreux. « Contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact… C’est une espèce de lépreux », disait-il. Les modes préférentiels de transmission de cette maladie appelée Sida ? « D’une part la sodomie à 80%, d’autres part l’usage de la drogue à 17% », affirmait-il.

Source : Planet