Les Marseillais perdent 7.5 mois d’espérance de vie

Aphekom a utilisé la méthode d’évaluation d’impact sanitaire (EIS) classique pour estimer l’impact de la pollution de l’air sur la santé des 39 millions d’habitants des 25 villes européennes participant au projet. Ainsi, on perd des mois de vie en vivant dans les grandes villes ( Paris 5.8 mois, Lyon  5.7 mois, Marseille 7.5 mois, Lille  5.8 mois ).

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Selon la ville et son niveau moyen de pollution, si les niveaux moyens annuels de particules fines (PM2,5) étaient ramenés au seuil de 10 microgrammes par mètre-cube (μg/m3) (valeur guide préconisée par l’Organisation mondiale de la santé – OMS), le gain  d’espérance de vie à l’âge de 30 ans pourrait atteindre 22 mois.

En conséquence, le dépassement de la valeur guide préconisée par l’OMS pour les PM2,5 se traduit par près de 19 000 décès prématurés chaque année, dont 15 000 causés par des maladies cardio-vasculaires.

Le respect de cette valeur guide de l’OMS se traduirait par environ 31,5 milliards d’euros d’économie par an, en diminuant les dépenses de santé, l’absentéisme, et les coûts associés à la perte de bien-être, de qualité et d’espérance de vie.

Ces résultats soulignent que la pollution de l’air a encore un impact sur la santé publique en Europe, et que la mise en œuvre de réglementations efficaces dans le domaine de la pollution atmosphérique conduirait à des bénéfices sanitaires et monétaires non négligeables.

Ces résultats sont particulièrement pertinents alors que, depuis 2005 différents pays de l’Union européenne dépassent les valeurs limites réglementaires pour les niveaux de particules dans l’air ambiant. De plus, l’Europe et les états membres travaillent au respect des réglementations actuelles, et une révision de la réglementation actuelle est prévue en 2013.

 Les chiffres clefs d’Aphekom
Le dépassement de la valeur guide de l’OMS pour les
PM2,5 dans 25 villes européennes comptant 39 millions
d’habitants se traduit chaque année par :
• 19 000 décès prématurés, dont 15 000 décès pour causes
cardiovasculaires ;
• 31,5 milliards d’euros en dépenses de santé et coûts
associés.

 

Rapport  [pdf – 467,94 Ko]
Synthèse  [pdf – 347,84 Ko]

En savoir plus  :

Rapport Institut de veille sanitaire
La pollution atmosphérique urbaine – 2015 ( InVS )
A Paris, la pollution de l’air réduit l’espérance de vie des habitants
La pollution aux particules fines menace la santé des Parisiens
Qualité de l’air ambiant (extérieur) et santé ( OMS )
La pollution atmosphérique, un danger mortel ( Futura-Sciences )