Inde. New Delhi, “la ville la plus polluée sur terre aujourd’hui”

La capitale indienne est écrasée par une pollution atmosphérique record. Les habitants se calfeutrent, tandis que les autorités essaient d’appliquer des mesures d’urgence.

New Delhi

La pollution de l’air n’est pas un phénomène nouveau à New Delhi. Mais, depuis les fêtes de Diwali, le 30 octobre dernier, l’air est devenu irrespirable dans la capitale indienne, étouffé sous le smog, un épais brouillard marron chargé en particules fines. Selon le site de la chaîne américaine CNN, “New Delhi est la ville la plus polluée sur terre aujourd’hui”.

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Mesures d’urgences a New Delhi

Le quotidien The Indian Express rappelle que le gouvernement de New Delhi a annoncé une série de mesures d’urgences et de recommandations les 6 et 7 novembre : un moratoire de cinq jours sur tous les travaux de construction, l’arrosage des rues, la fermeture de 1 800 écoles publiques pour trois jours, le conseil de se laver les yeux régulièrement. Un million d’enfants sont cantonnés à l’intérieur. La pollution, aggravée par les pétards de Diwali, serait due à la circulation automobile et à l’activité industrielle et serait intensifiée par les feux de paille pratiqués par les paysans des régions voisines après la fin de la moisson, note The Times of India. Tous ces facteurs font que “la pollution n’a jamais été aussi grave depuis cinq ans”.

Selon Ellen Barry, la correspondante sur place du New York Times, “de nombreuses personnes vivent comme en état de siège, tentant d’éloigner l’air sale de leurs enfants et de leurs parents âgés”. Respirer de façon prolongée cet air, vingt fois plus pollué que la limite supérieure de l’OMS, revient en effet à fumer deux paquets de cigarettes par jour. “Le smog étouffe Delhi et les habitants se recroquevillent près de leurs purificateurs d’air”, résume le journal américain.

Des purificateurs d’air extérieurs

Le gouvernement de Delhi, qui n’a pas réussi à enrayer les causes de cette pollution, veut désormais installer des purificateurs d’air extérieurs pour en limiter les effets. “Pékin, qui est l’une des villes les plus polluées du monde, a été la première à essayer ces machines l’an dernier. Hong Kong a suivi en installent des purificateurs extérieurs près des stations de bus,” souligne le site Scroll. Pourtant, ce projet laisse de nombreux experts sceptiques, car, au fond, ces purificateurs ne résoudront pas le problème.

Source : courrierinternational.com