Dans une petite province d’Espagne, des dizaines de personnes deviennent millionnaires

Le fondateur de la bière Corona, milliardaire émigré au Mexique, est décédé en août à l’âge de 98 ans. Il a décidé de léguer 200 millions d’euros à sa famille éloignée, notamment réunie dans son village d’enfance en Espagne, où vivent près de 80 habitants.

rgregg-da8f56-01xDans ce petit coin du Nord-Ouest de l’Espagne, les millionnaires ont fleuri comme des pâquerettes. Cette région, pourtant modeste de la province de Léon a bénéficié du testament – et non des moindres – d’un enfant du pays : le discret fondateur de la bière Corona, Antonio Fernández, emporté à l’âge de 98 ans en août dernier.

Un héritage en fonction de l’affection et du comportement de chacun

(Très) attaché à son village natal, Cerezales del Condado, le milliardaire a partagé près de 200 millions d’euros entre une cinquantaine de neveux et autres parents de la région – en plus de quelques proches au Mexique et en Argentine. La somme a été dévoilée le 10 octobre à l’ouverture du testament, raconte le journal local Diario de Léon.

Selon sa volonté, chaque héritier désigné aura sa part mais les millions d’euros ont été répartis en fonction de la proximité entretenus et du « comportement » des intéressés. À Cerezales del Condado, qui ne compte qu’un peu plus de 80 habitants dont de nombreux parents pauvres du défunt fortuné, cette nouvelle va tout particulièrement changer la donne.

Un amoureux de sa province

Antonio Fernández est né dans une famille sans le sou. Il est le onzième d’une fratrie de 13 garçons, tous décédés avant lui. Il est resté en Espagne jusqu’à ses 32 ans, lorsqu’il a émigré au Mexique. Il a ensuite bâti sa fortune (dont le montant total n’est pas connu) en devenant directeur général du groupe distributeur Grupo Modelo.

Sa success story ne l’a pas empêché de rester proche de ses racines. Considéré comme un grand philanthrope, il a notamment créé une fondation portant le nom de son village pour soutenir la région de son enfance. Par ailleurs, il venait régulièrement se ressourcer dans la province hispanique en vacances, où une centaine de proches l’accueillaient à chaque visite. Des proches qu’il n’a pas oubliés, même après sa mort.

Source : LCI