Souriez, les carburants vont être un peu plus taxés

Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports, envisage une hausse de 1 ou 2 centimes de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) pour financer certaines infrastructures de transport.

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Même si les prix du carburant sont relativement bas, le sujet demeure sensible. C’est donc avec prudence qu’Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports, a évoqué une possible hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Le tout afin de combler un trou de 300 millions d’euros dans le budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf).

« Il faut avoir au moins 1 centime additionnel de TICPE pour alimenter le budget de l’Afitf sur les années à venir », a-t-il déclaré mardi à des journalistes reçus dans son ministère. « Je pense que l’assiette devrait concerner tout le monde », c’est-à-dire à la fois les poids lourds et les voitures, a ajouté Alain Vidalies, selon qui ce supplément de taxe pourrait aller jusqu’à 2 centimes.

Une hausse de taxe ou l’abandon de certains projets

Pour le secrétaire d’État, il faudrait que l’Afitf puisse en fait disposer sur le long terme en moyenne de 2,7 à 2,8 milliards d’euros par an (contre 2,2 milliards actuellement). Il justifie l’augmentation de taxe prônée par la nécessité de financer des infrastructures de transport autres que la route dans le cadre de la transition énergétique, comme la liaison ferroviaire Lyon-Turin, le canal Seine-Nord ou la poursuite du TGV vers Toulouse et l’Espagne.

Il admet qu’il « n’y a pas d’arbitrage rendu » à ce stade à ce sujet au niveau du gouvernement. Mais « on ne pourra pas honorer l’ensemble de nos engagements dans les années à venir sans recettes supplémentaires », fait-il valoir. « Ou il faudra des recettes supplémentaires, ou il faudra abandonner des projets. »

La TICPE remplace depuis 2011 la TIPP (taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers). Son montant est fixé par la loi de finances. C’est la quatrième recette de l’État après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. La part revenant à l’État s’est élevée à 14 milliards d’euros en 2015 (3,7% des recettes fiscales nettes de l’État). Le gouvernement avait déjà recouru à une hausse de cette taxe pour compenser l’abandon de l’écotaxe.

Source : bfmbusiness.bfmtv.com