Thomas Pesquet : depuis l’espace, l’astronaute est témoin de la pollution humaine

L’astronaute de l’Agence spatiale européenne Thomas Pesquet était l’invité d’Europe 1 jeudi 12 janvier 2017. Il a raconté comment la pollution humaine est visible depuis la Station spatiale internationale.

On appelle cela le « overview effect ». Autrement dit la réaction au spectacle de la Terre, vue dans son entièreté depuis l’espace. Avant son départ le 17 novembre 2016 pour la Station spatiale internationale (l’ISS, qui orbite à 400 km au-dessus de nos têtes), l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA) Thomas Pesquet avait bien essayé d’imaginer ce que cet « overview effect » pourrait provoquer en lui – il l’avait notamment raconté dans un entretien avec des journalistes, un mois avant le décollage. Maintenant qu’il est bel et bien l’un des 6 occupants de l’ISS, le Français a témoigné, dans un entretien en direct pour Europe 1 diffusé jeudi 12 janvier 2016 à 7H50, de la façon dont il réagit en observant la planète Bleue depuis son nid d’aigle. « On se sent minuscule quand on regarde la Terre de l’espace », a expliqué l’astronaute au journaliste Thomas Sotto. « On observe les forêts immenses de l’Amérique du Sud, les déserts de l’Afrique, décrit-il. La beauté de la planète rayonne dans la nuit. Elle est tellement belle, il faut la faire durer le plus longtemps possible. Il faut la protéger. J’en étais conscient avant la mission mais je le serai encore cent fois plus au retour. »

La sortie extravéhiculaire de Thomas Pesquet est prévue pour le 13 janvier 2017

Et la pollution ? Est-elle visible depuis l’espace ? Oui, répond celui qui est aussi pilote de ligne : « On voit des embouchures de fleuves très sales, noires ou marron. On voit parfois des fumées, des zones qui sont dans le brouillard, comme Pékin qui est très difficile à photographier (…). On voit les coupes dans la forêt d’Amazonie. On voit l’activité humaine, et ça fait vraiment réfléchir. La Terre est un formidable vaisseau spatial, avec toutes les ressources dont on a besoin pour voler très longtemps dans l’espace. Il faut faire en sorte que le vol dure. » Thomas Pesquet a donné cet entretien à Europe 1 la vieille de sa sortie dans l’espace : le vendredi 13 janvier 2017, il doit effectuer une sortie extravéhiculaire pour installer de nouvelles batteries sur l’ISS.

Source : sciencesetavenir.fr