Top 10 des carburants alternatifs pour rouler propre et moins cher

Il est GRAND temps de tourner la page des
énergies fossiles. Le pétrole, élément-clé des technologies du siècle dernier, est à bout de souffle, les automobilistes contraints de payer à la pompe aussi. Les pistes pour offrir une alternative crédible au diésel existent et se heurtent parfois (souvent) à des blocages : incapacité des acteurs en place à faire ce bond technologique, attachement des états à la manne fiscale que représente l’augmentation des prix à la pompe ou simple lobbying des entreprises qui tirent profit de cette dépendance totale de l’activité au pétrole. petite sélection de ce que vous mettrez demain dans vos réservoirs.

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  1. Les agrocarburants
    L’appellation est plus correcte que « biocarburants », puisque les matières utilisées, bien que végétales, ne sont pas nécessairement bio. Ce point éclairci, on peut dire qu’il y a deux écoles pour ces carburants agricoles : les huiles (colza, tournesol ou palme) et les alcools (issus de la fermentation du maïs, du blé ou du sucre de betterave). La piste « biogaz », c’est-à-dire l’utilisation des gaz issus de la fermentation de la biomasse est également poursuivie.
  2. Le GPL
    Le Gaz de Pétrole Liquéfié est paradoxalement l’un des carburants les moins polluants pour les automobilistes. En effet, même si on parle là d’un produit pétrolier, sa consommation va dégager moins de CO2 et davantage d’eau (qu’on vous déconseille néanmoins de boire, même avec une rondelle de citron).
  3. L’électricité
    Qu’elle soit utilisée seule ou en alternance pour les véhicules hybrides, l’électricité semble en mesure de s’imposer comme le carburant de demain dans nos villes. La Chine investit massivement dans ce domaine et n’a pas perdu autant de temps que nous en laissant proliférer les vélos électriques, propres et silencieux.
  4. Le GNV
    Le Gaz Naturel pour Véhicules a (presque) tout pour plaire. Moins polluants, moins bruyant, moins de vibration et donc plus de confort, si ce n’est que les 90% de méthane qui le compose sont jugés 63 fois plus dangereux que le CO2 sur 20 ans en raison de son impact sur la couche d’ozone. Oui, 63 fois.
  5. L’air comprimé
    L’idée peut paraître saugrenue, mais remonte aux grandes années du chemin de fer, même si les tentatives audacieuses de faire avancer une locomotive avec de l’air comprimé en 1820 se sont soldées par de cuisants échecs. La tentative récente la plus probante s’appelle l’Airpod, annonce plus de 200 km d’autonomie et avance à la vitesse d’une mobylette (non-trafiquée).
  6. L’hydrogène
    La technologie est à l’étude, mais se heurte à un sérieux problème : le stockage. On dispose donc potentiellement d’une énergie alternative, mais qu’il est impossible de garder dans un réservoir. En clair, on sait aujourd’hui substituer une pollution aux carbones par une pollution à l’hydrogène. Copie à revoir.
  7. La pile à combustible
    Un peu plus subtil : la pile accumule de l’électricité produite par la combustion de l’hydrogène. Mais si la pile elle-même n’est pas polluante, la production d’hydrogène nécessaire en amont, elle, l’est, et nécessite un réseau coûteux de centrales. La solution à cet épineux problème nous viendra peut-être d’un brevet français assurant qu’il est possible de produire l’hydrogène à bord de la voiture.
  8. La vapeur
    Retour aux vieilles recettes : encore moins subtile que l’air comprimé puisqu’on cherche, à la base, à faire bouillir de l’eau. La solution a été envisagée par Saab en réponse au premier choc pétrolier et certains records tombent encore régulièrement avec notamment la British Steam Car, un bolide qui va taquiner les 240 km/h.
  9. La propulsion musculaire
    Il ne faut pas tout demander aux hydrocarbures et ne pas négliger un moteur parfaitement écologique : le muscle. Que ce soit une traction animale (cheval, bœuf, chien de traineau…) ou humaine. Un steak-frites + une citronnade = une marche à pied aux déchets recyclables. La planète vous dit merci.
  10. Le moteur à eau
    L’expression est synonyme de conception aussi fantaisiste et utopique que le mouvement perpétuel, mais le « moteur à eau », c’est à dire reposant uniquement sur les propriétés de l’eau existe : c’est le principe de « L’Oiseau Buveur », un jouet utilisant les lois de la physique pour faire régulièrement plonger la tête d’un oiseau en plastique dans un verre d’eau disposé devant lui. Ingénieux, mais pour l’instant insuffisant pour tracter un 38 tonnes sur l’autoroute A4.

Et vous, vous allez continuer à payer l’essence aussi chère?

Source : Ekopedia