Une mégastructure autour d’une nouvelle étoile ?

L’étoile KIC 8462852 a longtemps suscité l’intérêt des astronomes en raison de sa luminosité variable. Certains scientifiques s’étaient même interrogés sur l’hypothèse d’une mégastructure extraterrestre gravitant autour. Mais cette étoile n’est pas un cas unique : il en existe une autre, au comportement encore plus étrange.
m82-inset

Depuis septembre 2015, les scientifiques s’interrogent sur  ce phénomène : pourquoi l’étoile KIC 8462852 surnommée étoile de Tabby, perd parfois jusqu’à 22% de sa luminosité pendant plusieurs mois, voire années ? Les astronomes ne sachant répondre à cette question, les théories les plus folles se sont multipliées, notamment celle de la sphère de Dyson, une mégastructure créée par des extraterrestres très évolués qui aurait pour but de capter l’énergie produite à la manière d’un panneau photovoltaïque. Si certains chercheurs, plus terre à terre, ont tenté d’expliquer ce phénomène par la présence d’un épais nuage de comètes qui voilerait la lumière émise, les preuves ne sont pas suffisantes pour pouvoir véritablement affirmer ou infirmer quelconque thérie.

Et le mystère s’est épaissi encore un peu plus alors que cette étoile de Tabby, située à quelque 1 480 années-lumière de la Terre, semble ne pas être la seule à présenter de telles caractéristiques. En effet, une étoile au nom tout aussi compliqué – EPIC 204278916 – attire à son tour l’attention des astronomes en raison de sa luminosité : selon les dernières observations, celle-ci a diminué de 65% durant un laps de temps de seulement vingt-cinq jours, après quoi son activité est revenue à la normale. Cette vidéo publiée par Business Insider résume ces observations.

Les théories sont les mêmes que pour l’étoile de Tabby. S’agit-il d’un épais nuage poussières, de pluie de comètes à répétition, ou peut-on se laisser aller à imaginer que ce phénomène n’a rien de naturel ? Sommes-nous à l’orée d’une rencontre avec le deuxième, ou le troisième type – cette
nomenclature
classe les potentielles formes de vie intelligentes selon leurs capacités à exploiter l’énergie de leur planète, de leur étoile ou de leur galaxie – ?

Et le mystère ne semble que s’épaissir. Par exemple, Bradley Schaefer, professeur de physique et d’astronomie à Louisiana State University, a découvert que, en plus de la baisse de luminosité a court-terme, la luminosité de KIC 8462852 a baissé de 20% entre 1890 et 1989, rapporte Space.com. Aucun phénomène naturel connu ne peut expliquer cela.

La réponse à ces phénomènes devrait se faire plus précise au fil des observations. Pour le moment, ces deux étoiles sont indéniablement les plus mystérieuses de notre galaxie. Comme le résume la dernière étude, « aucun phénomène stellaire connu ou proposé ne peut complètement expliquer tous les aspects de la courbe de lumière observée. »

Source : atlantico.fr