Une nouvelle maladie mortelle découverte dans une forêt africaine

Une nouvelle souche de bactéries similaire à celle de l’anthrax a récemment été découverte dans quatre pays d’Afrique. Selon les chercheurs, elle serait tout aussi virulente et aurait d’ores et déjà causé la mort de plusieurs animaux sauvages et d’élevage.

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Causée par la bactérie Bacillus anthracis, l’anthrax (ou fièvre charbonneuse) est une maladie potentiellement mortelle. Bien que rare, il est possible de la contracter par le contact d’animaux infectés ou de produits d’origine animale contaminés.

Jusqu’à présent, la situation était relativement contrôlée mais la découverte d’une nouvelle souche de bactérie similaire à B. anthracis, est particulièrement préoccupante. Cette dernière a été retrouvé dans quatre pays d’Afrique.

Des éléphants et des gorilles touchés 

Elle serait pour le moment responsable de la mort de plusieurs animaux, y compris des éléphants, des gorilles, des chimpanzés et des chèvres. Selon les chercheurs il s’agirait d’une évolution de la bactérie Bacillus cereus étroitement liée à celle de l’anthrax.

En d’autres termes, B. cereus, normalement inoffensive, aurait évolué pour donner une nouvelle souche se rapprochant désormais de B. anthracis. De ce fait, les chercheurs ont surnommé le nouveau spécimen B. cereus biovar anthracis. 

La bactérie a été isolée au sein des laboratoires de l’Institut Robert Koch à Berlin. Pour ce faire, les scientifiques ont échantillonné et analysé les restes d’animaux retrouvés morts dans les forêts du Cameroun, de la République centrafricaine et de la Côte d’Ivoire.

Aussi virulente que la bactérie de l’anthrax 

La description de la nouvelle souche a fait l’objet d’une publication parue dans la revue PLoS Neglected Tropical Diseases. Selon les auteurs, la virulence de B. cereus biovar anthracite serait liée à la présence de deux petits plasmides, à savoir des molécules d’ADN circulaires indépendantes de l’ADN bactérien.

Appelés pXO1 et pXO2, ces deux éléments sont également présents chez la bactérie de la fièvre charbonneuse. Un constat qui ne laisse rien présager de bon. Les chercheurs ont d’ores et déjà mis en garde les autorités contre les risques liés à l’agent pathogène nouvellement découvert.

Pour le moment, les zones de répartition de B. cereus biovar anthracite semblent se limiter aux zones chaudes et humides du continent africain. Toutefois, le micro organisme pourrait être plus répandu que ce que l’on pense.

D’avantage d’études permettront de déterminer avec plus de précisions les risques. En attendant, les éleveurs et populations locales des régions visées ont été invités à faire preuve d’avantage de surveillance.

Source : maxisciences.com