Les vacances scolaires dans le viseur du ministre de l’Education nationale

Interrogé dans « Le Journal du dimanche », le ministre de l’Éducation nationale, a évoqué la possibilité de réduire le nombre de jours de vacances scolaires.

La question de la durée des vacances scolaires pourrait bientôt être abordée par le gouvernement. Dans un entretien au JDD paru dimanche 23 juillet, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a assuré que le sujet des vacances scolaires était « plus important que celui du rythme hebdomadaire ».

« Il n’y a pas d’engagement présidentiel en la matière. Mais à chaque fois qu’on parle du rythme de l’enfant au XXIe siècle, on doit se poser la question des vacances, qu’il s’agisse de l’été ou des vacances intermédiaires », a-t-il fait savoir.

Mais le sujet divise. Selon un sondage Ifop pour le JDD, seules 51% des personnes interrogées sont favorables à une réduction du nombre de jours de vacances scolaires. Les élèves français sont pourtant ceux de l’Union européenne qui passent le moins de journées en cours, avec seulement 162 jours par an, contre une moyenne européenne de 181 jours.

Dédoublement des classes de CP

Le ministre a également développé sa vision de l’école pour la rentrée prochaine et promet des « réalisations concrètes ». Il a notamment détaillé la mesure de dédoublement des classes de CP en réseau prioritaire renforcé. Dès la rentrée, 2.500 classes bénéficieront ainsi de deux maîtres. « Dans 70% des cas, les locaux permettent d’avoir deux classes de 12 élèves au lieu d’une de 24. Ailleurs, deux enseignants interviendront ensemble dans la classe », a-t-il précisé.

Alors qu’un tiers des écoles repasse à la semaine de quatre jours à la rentrée, Jean-Michel Blanquer a insisté sur la notion de liberté laissée aux établissements. « Le vrai ennemi du service public, c’est l’égalitarisme ; son ami, la liberté. La liberté bien conçue favorise l’égalité », a-t-il souligné. La possibilité de revenir sur la semaine de quatre jours et demi qui n’avait « pas été bien vécue partout » correspondait selon lui à un « besoin du terrain ».

Source : BFMTV