Violée dans un train en présence de voyageurs complètement indifférents

Les passagers du train pourraient ne pas avoir eu conscience des faits en « l’absence de réaction visible de la victime ». L’agresseur a été appréhendé et écroué.

Photo d'un train du réseau Transilien (RER), prise le 15 décembre 2010 en région parisienne. AFP PHOTO MIGUEL MEDINA
Photo d’un train du réseau Transilien (RER), prise le 15 décembre 2010 en région parisienne. AFP PHOTO MIGUEL MEDINA

Elle n’était pas seule dans le train, mais l’impunité fut totale. Une étudiante de 22 ans a été violée dans un train de banlieue, en présence de voyageurs, révèle « Le Parisien » lundi 16 février. L’agresseur, un homme de 38 ans, a été identifié grâce aux caméras de vidéosurveillance et écroué.

Les faits remontent à la nuit du 4 au 5 février, raconte le quotidien régional. La jeune femme aurait été accostée par son agresseur alors qu’elle se trouvait sur le quai à attendre son train. Elle l’aurait ignoré mais ce dernier aurait insisté pour engager la conversation, en s’asseyant à côté d’elle dans le wagon d’un train Paris-Melun.

Les faits ont pu « échapper » à l’attention des voyageurs

Au cours du trajet, il l’aurait embrassé de force avant de l’agresser. « Elle a fait l’objet d’une pénétration digitale », explique une source judiciaire. Elle précise que les faits ont pu « échapper » à l’attention des voyageurs en « l’absence de réaction visible de la victime ».

Selon la source, la jeune femme aurait dans un premier temps réussi à se débarrasser de son agresseur. Mais à l’arrivée du train à Melun, ce dernier l’aurait suivie et aurait à nouveau tenté de la violer, cette fois sans succès.

Choquée, la jeune femme ne s’est confiée que deux jours plus tard à des amies, qui l’ont convaincue de prévenir la police. L’agresseur, identifié grâce aux images de vidéosurveillance, a été interpellé lundi dernier, puis mis en examen et écroué. Selon « Le Parisien », l’homme serait un SDF de la région de Montereau.

 Source : Le Nouvel Observateur